
Droit à l'oubli et déréférencement Google : comment faire
· Data Knight
Le droit à l’oubli (ou droit au déréférencement) te permet de demander à un moteur de recherche de ne plus afficher certains liens lorsqu’on tape ton nom. En Europe, déréférencement Google et autres moteurs s’appuie sur le RGPD et la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne. Voici ce que recouvre le droit à l’oubli internet et comment supprimer un résultat Google ou faire supprimer un lien Google.
Qu’est-ce que le droit à l’oubli ?
Le droit à l’oubli désigne la possibilité, pour une personne, de demander qu’une information la concernant ne soit plus (ou moins) accessible via une recherche sur son nom. Il ne s’agit pas de supprimer l’information à la source (sur le site qui l’héberge), mais de demander au moteur de recherche de ne plus proposer le lien dans les résultats lorsqu’on cherche ton nom.
En droit européen, ce droit est lié au droit à l’effacement (article 17 du RGPD) et au droit à la vie privée. La CJUE a reconnu que les moteurs de recherche (Google, Bing, etc.) traitent des données à caractère personnel en indexant et en affichant des résultats ; ils doivent donc, sous conditions, accepter les demandes de déréférencement.
Déréférencement Google : comment ça marche ?
Déréférencement Google signifie que Google retire un (ou plusieurs) lien(s) des résultats de recherche lorsqu’on tape ton nom et prénom. Concrètement :
- Tu identifies l’URL du résultat qui te pose problème.
- Tu remplis le formulaire de déréférencement de Google (ou la page dédiée « Supprimer du contenu de la recherche »). Google propose un processus spécifique pour les demandes liées au droit au déréférencement dans l’UE.
- Tu indiques pourquoi tu demandes le retrait (vie privée, données obsolètes, etc.) et, si besoin, tu fournis des éléments (pièce d’identité, décision de justice).
- Google examine la demande et peut accepter de déréférencer l’URL pour les recherches sur ton nom (le contenu reste en ligne sur le site d’origine).
Supprimer un résultat Google ne supprime donc pas la page du web : elle reste accessible si on a l’URL ou si on cherche autrement. C’est une mesure de protection de la vie privée pour les recherches par nom.
Limites et cas refusés
Google (et les autres moteurs) peuvent refuser une demande de déréférencement lorsqu’ils estiment que l’intérêt du public à accéder à l’information prime. Par exemple :
- Personnes publiques, sujets d’actualité, rôle dans la vie publique.
- Informations à caractère juridique ou historique.
- Contenu manifestement légitime (presse, transparence).
En cas de refus, tu peux contacter l’autorité de protection des données de ton pays (en France, la CNIL) pour introduire une réclamation. Tu peux aussi demander la suppression à la source : si le site qui héberge l’information retire la page ou ton nom, le lien peut disparaître des résultats ou devenir une 404, et la demande de déréférencement devient moins nécessaire.
Lien avec l’effacement des données et l’audit
Le droit à l’oubli internet et le déréférencement Google sont un volet de la maîtrise de ta présence en ligne. Ils complètent :
- L’effacement des données chez les courtiers en données (demandes d’opt-out ou d’effacement RGPD).
- La suppression à la source : demander à un site de retirer ou modifier une page qui te concerne.
Pour savoir quels résultats ou quelles pages te concernent, un audit gratuit de ton empreinte numérique permet de cartographier où tu apparais (web public, courtiers, fuites). À partir de ce rapport, tu peux prioriser : quelles URLs demander en déréférencement, quels courtiers contacter, quelles sources faire modifier.
Tu veux voir où tu figurees en ligne avant de demander un déréférencement ou des effacements ? Lance l’analyse gratuite de ta présence et reçois un rapport personnalisé.



